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# 138 élues européennes ciblées par des sites de deepfakes pornographiques
- URL: https://da.van.ac/138-elues-europeennes-ciblees-par-des-sites-de-deepfakes-pornographiques/
- Published: 2026-09-26T06:50:00.000Z
- Updated: 2026-09-26T06:50:00.000Z
- Description: Une étude sur 160 domaines hébergeant des contenus sexuels non consentis recense 138 femmes parlementaires de 22 pays de l'UE. Le risque est 33 fois plus élevé pour une femme que pour un homme.
- Author: davanac
- Tags: Solidarité, Imprévisibilité, Factualité, #reprise-lettre

Texte rédigé par une IA, relu et validé avant publication par Damien Van Achter, qui en assume la responsabilité éditoriale. [Son rapport de fabrication](#rapport-fabrication) est en fin d'article.

Au moins 138 femmes membres de parlement issues de 22 pays de l'Union européenne apparaissent ou sont référencées sur des sites hébergeant des contenus sexuels non consentis générés par IA, selon [une étude publiée par le think tank allemand Agora Digitale Transformation](https://www.wired.com/story/sexually-explicit-deepfake-sites-target-100-plus-politicians-in-europe?ref=da.van.ac). Le chercheur Benjamin Shultz, également chercheur principal à l'American Sunlight Project, a compilé les profils de plus de 5 800 parlementaires nationaux des 27 États membres, puis les a confrontés à environ 160 domaines hébergeant ce type de contenu. En face des 138 femmes identifiées : neuf hommes. Par ses calculs, une femme parlementaire court un risque 33 fois plus élevé qu'un homme d'être ciblée par ces écosystèmes.

Les pays dont les élues apparaissent le plus souvent sont l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie et la France. La séniorité amplifie le risque : plus une parlementaire est visible, plus elle est susceptible d'être ciblée. Shultz a alerté individuellement chacune des élues concernées et leur a fourni des indications sur les démarches possibles pour tenter de faire retirer le contenu.

## Une infrastructure conçue pour produire à la demande

Certains sites ne se contentent pas d'héberger des images ou des vidéos. Ils agrègent la photo officielle d'une élue, sa biographie et un lien direct vers un outil de déshabillage automatisé par IA. Selon Shultz, le fait de disposer de toutes les images, de toutes les informations et d'un lien direct vers l'outil, permettant de générer un contenu en trois clics, est aussi grave qu'héberger le contenu directement \[traduit de l'anglais\]. Certains de ces profils incluent des sections notant le corps des femmes concernées, selon le rapport.

Henry Ajder, conseiller en IA et expert en deepfakes qui suit cet écosystème depuis 2018, confirme que les plateformes sont organisées comme des entreprises commerciales, optimisées pour opérer à grande échelle avec un minimum de friction technique ou légale. La technologie à la base des deepfakes, apparue fin 2017, est devenue nettement plus accessible et ses résultats plus réalistes au fil des années.

## Un effet de découragement qui dépasse les victimes directes

Les effets documentés vont au-delà de l'atteinte aux personnes directement ciblées. Plusieurs chercheuses et élues soulignent que la menace d'être ciblée dissuade des femmes et des jeunes filles de s'engager dans la vie publique. Suzanne Kröger, parlementaire néerlandaise du groupe Nederland Progressief et parmi les élues concernées, a indiqué que les deepfakes pornographiques s'inscrivent dans une tendance plus large de haine en ligne et d'intimidation contre les femmes et les femmes politiques \[traduit de l'anglais\]. Elle a ajouté que des millions de femmes sont victimes de ces actes, sans disposer de la plateforme que possèdent les élues pour en parler.

Sarah Dobbe, parlementaire néerlandaise du Parti socialiste également concernée, a souligné l'importance d'un soutien direct aux victimes et d'un retrait rapide du contenu.

## Des fermetures ponctuelles, une réglementation encore incomplète

Avant la publication de l'étude, au moins une demi-douzaine des domaines référencés avaient déjà été retirés du web. Aux États-Unis, le Take It Down Act a conduit à la fermeture d'au moins deux sites majeurs hébergeant des milliers d'images et de vidéos de célébrités. Des enquêtes journalistiques dévoilant les responsables de certains sites ont également entraîné des fermetures. Shultz indique qu'après ces fermetures intervenues aux États-Unis, le nombre de représentations de parlementaires américains sur ces sites a connu une diminution significative. Le Royaume-Uni et l'UE préparent des interdictions des services de déshabillage par IA. L'article de WIRED ne nomme pas les sites afin de ne pas y attirer davantage d'attention.

## Quels leviers pour aller plus loin que le retrait au cas par cas

Les 138 parlementaires identifiées représentent 22 des 27 États membres de l'UE. Et si les assemblées nationales concernées coordonnaient un audit systématique de la présence des photos officielles de leurs élues sur ces domaines, pour constituer un corpus de signalements utilisable dans des procédures collectives ? Shultz a lui-même alerté chaque élue individuellement et fourni des indications sur le retrait possible du contenu : une démarche coordonnée à l'échelle des parlements pourrait amplifier cette logique.

Kröger a formulé la priorité en deux volets : faire retirer les images, et construire une régulation solide sur ce type de technologie \[traduit de l'anglais\]. La recherche de Shultz porte également sur les parlementaires britanniques et américains, ce qui pourrait alimenter des comparaisons utiles aux législateurs européens.

Rapport de fabrication (qui a décidé quoi, ce qui a été vérifié)

Publié le 26 septembre 2026 à 08:50, relu le 24 septembre 2026\. Chaîne de publication FLTR de Damien Van Achter, modèle claude-sonnet-4-6.

**En une phrase.** La prose a été rédigée par la chaîne, puis relue et validée par l'auteur avant sa programmation. Le choix du sujet et de son créneau vient de lui. Chaque affirmation devait se retrouver dans la source pour que l'article parte.

Parcours

- **auteur**Sujet retenu parmi ceux de la lettre du dimanche, où il avait été vérifié en source primaire.
- **auteur**Sujet placé sur un créneau du calendrier de publication.
- **machine**Post LinkedIn rédigé par la chaîne à partir du même matériau.
- **machine**Article rédigé par claude-sonnet-4-6 à partir du paragraphe de la lettre, du texte de la source (wired.com) et du post LinkedIn.
- 14:17**auteur**Article, post LinkedIn et variantes relus un à un, puis validés pour publication le 24 septembre 2026\. Post, toot, skeet et article lus en entier par l'auteur.
- 08:50**machine**Publication dix minutes avant le post LinkedIn.

Vérification

- Détail de la vérification affirmation par affirmation non conservé pour cet article, rédigé avant la mise en place de ce rapport.
- Contrôles automatiques passés : chiffres présents dans la source, citations mot pour mot, un seul lien et vers la source, affirmations absolues, formules interdites, longueur et structure.
- Relecture humaine avant programmation : Post, toot, skeet et article lus en entier par l'auteur.

Choix et limites

- Une seule source autorisée (wired.com), liée dans l'ouverture : aucun fait, chiffre ou nom qui n'y figure.
- Aucune modification du texte à la relecture.

Cadre

[Charte éditoriale](https://da.van.ac/pourquoi-et-comment-jai-code-ma-ligne-editoriale/), [grille d'analyse](https://da.van.ac/note-methodologique-5-piliers/), règles de vérification et interdits de style écrits par l'auteur et appliqués à chaque rédaction de la chaîne.

Pièces

Fiche de programmation, paragraphe de la lettre et journaux de la chaîne, conservés par l'auteur. Aucun horodatage par un tiers : ces pièces sont crédibles, pas opposables.

À votre jugement

Ce rapport décrit la chaîne, pas la justesse de l'article. L'angle tient-il face à la source ? Une réserve de la source a-t-elle disparu en route ?

Rapport établi le 24 septembre 2026.