
Cette enquête de l'ICIJ dévoile un mécanisme sophistiqué où l'industrie cinématographique sert de façade au blanchiment d'argent issu d'escroqueries cryptographiques. Vladimir Okhotnikov, entrepreneur russe accusé d'avoir volé 340 millions de dollars via ses plateformes crypto frauduleuses, utilise sa collaboratrice ukrainienne Elvira Gavrilova pour recycler les fonds à travers la production d'un film avec Kevin Spacey.
"Le fait que l'enquête sur les activités portugaises de Gavrilova soit désormais entre les mains du Département central d'enquête et d'action pénale signale que l'affaire est devenue importante pour les autorités portugaises"
— Expresso, Partenaire média de l'ICIJ
Les montants sont vertigineux : 1,2 million de dollars investis dans « The Portal of Force », 4 millions transitant par la société de relations publiques de Gavrilova depuis 2024, avec des virements provenant d'entreprises fantômes européennes aux adresses fictives. Ce qui frappe, c'est la facilité avec laquelle des fonds criminels s'infiltrent dans des productions légitimes, transformant des festivals prestigieux comme Cannes et Venise en vitrines involontaires pour des schémas de Ponzi. L'affaire révèle comment l'opacité financière du secteur créatif devient un angle mort de la lutte anti-blanchiment.
Points de vigilance : Risque de criminalisation excessive de l'innovation crypto légitime si les régulateurs ne distinguent pas les mécanismes frauduleux des technologies sous-jacentes
8/10 : Score sur l'échelle des "5 piliers de la liberté", inspiré de l'ouvrage de Timothy Snyder

Et maintenant ?
🤘 Créer une alliance régulateurs financiers-industrie du divertissement
Organiser une coopération structurée entre autorités de surveillance financière (AMF, ACPR) et organismes professionnels du cinéma pour établir des protocoles de vérification des sources de financement dans les productions. Mécanisme : certification obligatoire de l'origine des fonds pour les films bénéficiant de crédit d'impôt ou de subventions publiques.
→ On saura que ça marche quand les festivals de cinéma internationaux exigeront un audit financier préalable pour accepter des films en compétition officielle
💪 Auditer publiquement les entreprises derrière les investissements crypto
Utiliser les registres d'entreprises européens pour vérifier l'existence réelle des sociétés finançant des projets crypto. Créer une base de données collaborative des adresses fantômes et entreprises coquilles identifiées, accessible aux journalistes et investisseurs potentiels.
→ On saura que ça marche quand les plateformes crypto devront publier la liste complète de leurs investisseurs institutionnels vérifiés pour obtenir une licence européenne
✊ Transformer les festivals en zones de transparence financière obligatoire
Mobiliser les associations de journalistes spécialisés et les syndicats d'acteurs pour exiger des organisateurs de festivals qu'ils rendent publique l'origine des financements des films présentés. S'appuyer sur l'impact médiatique des festivals pour créer une pression réputationnelle sur l'industrie.
→ On saura que ça marche quand Cannes, Venise et Berlin publieront automatiquement la liste des financeurs principaux de chaque film en compétition
Ces pistes ne sont pas des recettes toutes faites, mais des points d'entrée pour repenser nos systèmes numériques selon une logique de liberté positive : non pas limiter, mais augmenter nos capacités collectives d'action.
Si tu connais des exemples réels qui vont dans ce sens — ou des contre-exemples qui méritent d'être documentés — partage-les en commentaires et discutons-en ensemble sur Discord !
Cinq piliers pour prendre soin de nos libertés numériques


