L'extrême droite européenne réclame ses propres unités de déportation

AfD bavaroise, Vlaams Belang et Reconquête veulent créer des unités policières spécialisées dans la traque aux migrants, sur le modèle d'ICE américain.

11 févr. 2026
L'extrême droite européenne réclame ses propres unités de déportation
European far-right parties push for ICE-style police
Fringe figures want to follow the Trump playbook for tackling unauthorized migration.

Cette contagion institutionnelle révèle une stratégie de normalisation par l'exemple. L'AfD bavaroise, Vlaams Belang en Belgique et Éric Zemmour en France proposent tous de créer des unités policières dédiées à la traque active des migrants sans papiers, inspirées d'ICE. Ce qui frappe, c'est la synchronisation : ces propositions émergent simultanément dans trois pays différents, malgré les controverses récentes autour d'ICE qui a tué deux citoyens américains.

"Au lieu de seulement enregistrer les immigrants illégaux quand ils sont attrapés par hasard, l'unité rechercherait activement les personnes sans statut légal"

— Francesca Van Belleghem, Députée Vlaams Belang

Les partis d'extrême droite transforment un scandale en modèle, comptant sur l'effet de légitimation mutuelle entre pays. La réaction politique reste défensive : les opposants dénoncent mais ne proposent pas d'alternative systémique à la pression migratoire. Cette dynamique illustre comment les idées extrêmes se normalisent par répétition géographique et institutionnalisation progressive.

Points de vigilance

Risque de normalisation par effet d'entraînement. La multiplication des propositions similaires crée une illusion de légitimité démocratique qui masque leur caractère discriminatoire.

Et maintenant ?

  • 🤘 Créer une alliance européenne des villes-refuges face à la militarisation

Coalition de maires européens refusant la coopération avec les unités de déportation, sur le modèle des sanctuary cities américaines. Réseau de protection mutuelle avec protocoles juridiques partagés et fonds de défense commun pour résister aux pressions nationales.

→ On saura que ça marche quand au moins 10 villes de 3 pays différents auront adopté des délibérations de non-coopération avec les unités de déportation.

  • 🤘 Transformer les syndicats de police en garde-fous institutionnels

Alliance syndicats de police progressistes + organisations de défense des droits humains pour refuser l'application des ordres de déportation massive. Créer des protocoles de désobéissance civile policière avec protection juridique, sur le modèle des refus d'expulsions de sans-papiers.

→ On saura que ça marche quand des sections syndicales policières publieront des communiqués de refus d'application des consignes de déportation.

  • 💪 Documenter et signaler les excès avant qu'ils se normalisent

Créer un observatoire citoyen des dérives sécuritaires avec base de données publique des incidents, témoignages et recours juridiques. Système d'alerte précoce qui transforme chaque dérapage en précédent documenté, empêchant la banalisation progressive.

→ On saura que ça marche quand les médias citeront régulièrement cette base de données pour contextualiser les nouvelles propositions sécuritaires.


8/10 : Score sur l'échelle des "5 piliers de la liberté", inspiré de l'ouvrage de Timothy Snyder
Framework #FLTR — Note méthodologique
Protocole de production et de publication dont la ligne éditoriale est codée dans l’ADN-même du projet. Cette architecture auto-apprenante transforme une intention humaine en contraintes techniques, imposées tant aux outils d’intelligence artificielle qu’aux humains qui les entrainent, et vice-versa

Ces pistes ne sont pas des recettes toutes faites, mais des points d'entrée pour repenser nos systèmes numériques selon une logique de liberté positive : non pas limiter, mais augmenter nos capacités collectives d'action.

Si tu connais des exemples réels qui vont dans ce sens — ou des contre-exemples qui méritent d'être documentés — partage-les en commentaires et discutons-en ensemble sur Discord !