Pékin fait annuler la plus grande conférence mondiale des droits numériques

La Chine a fait pression sur la Zambie pour annuler RightsCon à 5 jours du début, refusant la présence de participants taïwanais. Access Now a préféré annuler plutôt que d'exclure des communautés.

7 mai 2026
Pékin fait annuler la plus grande conférence mondiale des droits numériques
China Pressure Canceled World’s Largest Digital Human Rights Conference
RightCon’s organizers said Beijing was upset over over the inclusion of speakers from Taiwain.

L'affaire révèle l'extension du soft power chinois au-delà de ses frontières traditionnelles. RightsCon rassemble chaque année des milliers de participants pour débattre des droits numériques — surveillance, censure, liberté d'expression en ligne. Cette fois, Pékin a exercé une pression diplomatique directe sur la Zambie pour empêcher la participation de figures taïwanaises comme Jo-Fan Yu (directeur du Taiwan Network Information Center) et E-Ling Chiu (Amnesty International Taiwan).

"Pour que RightsCon continue, nous aurions dû modérer des sujets spécifiques et exclure des communautés à risque, y compris nos participants taïwanais, de la participation en personne et en ligne"

— Access Now, Organisation des droits numériques

La conférence nécessite plus d'un an de préparation et 500+ sessions programmées. Face à l'ultimatum zambien — exclure Taiwan ou reporter — Access Now a choisi l'annulation pure. Ce précédent illustre comment la Chine utilise sa diplomatie économique pour fragmenter l'espace mondial des droits numériques, transformant chaque pays hôte en point de contrôle géopolitique.

Points de vigilance

Risque de normalisation progressive : si d'autres pays adoptent des critères géopolitiques pour filtrer les participants aux conférences internationales, l'espace mondial de débat sur les droits numériques pourrait se fragmenter définitivement.

Et maintenant ?

  • 🤘 Créer un réseau de pays hôtes alternatifs pour les conférences droits numériques

Alliance entre pays européens, africains et latino-américains garantissant l'accueil de conférences sans filtre géopolitique. Chaque pays s'engage contractuellement à ne pas céder aux pressions diplomatiques tierces sur la liste des participants.

→ On saura que ça marche quand au moins 5 pays auront signé un accord-cadre garantissant l'accueil sans discrimination géopolitique.

  • 🤘 Développer des conférences hybrides décentralisées résistantes à la censure

Format multi-sites simultanés avec streaming peer-to-peer. Si un pays hôte cède aux pressions, les autres sites continuent. Infrastructure technique distribuée empêchant l'annulation totale par pression sur un seul gouvernement.

→ On saura que ça marche quand une conférence majeure aura lieu simultanément dans 3+ pays avec participation fluide malgré la pression sur l'un d'eux.

  • ✊ Documenter et exposer publiquement chaque pression diplomatique sur les événements

Base de données collaborative recensant les interventions diplomatiques chinoises (et autres) pour filtrer les participants aux conférences internationales. Transparence totale sur les mécanismes de pression avec noms, dates, méthodes utilisées.

→ On saura que ça marche quand les gouvernements hésiteront à céder aux pressions par crainte de l'exposition médiatique systématique.


8/10 : Score sur l'échelle des "5 piliers de la liberté", inspiré de l'ouvrage de Timothy Snyder
Framework #FLTR — Note méthodologique
Protocole de production et de publication dont la ligne éditoriale est codée dans l’ADN-même du projet. Cette architecture auto-apprenante transforme une intention humaine en contraintes techniques, imposées tant aux outils d’intelligence artificielle qu’aux humains qui les entrainent, et vice-versa

Ces pistes ne sont pas des recettes toutes faites, mais des points d'entrée pour repenser nos systèmes numériques selon une logique de liberté positive : non pas limiter, mais augmenter nos capacités collectives d'action.

Le règlement européen sur l'IA exclut explicitement la sécurité nationale de son périmètre. En Belgique, aucun cadre législatif ne régit aujourd'hui l'utilisation de l'intelligence artificielle par la Défense ou la Police fédérale. La pétition déposée à la Chambre demande trois choses concrètes : un inventaire des systèmes IA déjà déployés, des standards nationaux minimaux, et un positionnement parlementaire sur la surveillance de masse et les armes autonomes.

Comment agir ? La pétition nécessite 25 000 signatures, réparties entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles, pour déclencher un examen parlementaire. C'est un mécanisme démocratique existant — il suffit de l'activer. Signer prend moins d'une minute sur le site de la Chambre

56_2025-2026/60 - IA militaire en Belgique : transparence et règles — demande de contrôle parlementaire - 56_2025-2026/60 - IA militaire en Belgique : transparence et règles — demande de contrôle parlementaire - Pétitions - Petities
L’AI Act européen exclut la sécurité nationale de son champ. Aucun texte belge n’encadre donc l’usage de l’IA par la Défense nationale et la Police fédérale.Je demande à la Chambre d’adopter une résolution pour :(1) obtenir du gouvernement un état des lieux des systèmes IA déployés et de leurs garanties contractuelles ; (2) fixer des règles nationales minimales ; et (3) se prononcer sur l’usage de l’IA pour la surveillance de masse et les armes sans supervision humaine.

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