L'histoire commence en avril 2026 : Meta annonce le Model Capability Initiative, un outil qui enregistre les frappes clavier et clics de souris de ses employés pour entraîner ses modèles d'IA. La justification officielle ? « Si nous construisons des agents pour aider les gens à accomplir des tâches quotidiennes sur ordinateur, nos modèles ont besoin d'exemples réels de la façon dont les gens les utilisent réellement. » Mais les employés ne l'entendent pas de cette oreille. Une pétition interne rassemble plus de 1500 signatures en quelques semaines.
"Si nous construisons des agents pour aider les gens à accomplir des tâches quotidiennes sur ordinateur, nos modèles ont besoin d'exemples réels de la façon dont les gens les utilisent réellement."
— Meta, Justification officielle du Model Capability Initiative
Un employé confie à la BBC que « tout cela semble très dystopique », surtout avec une nouvelle vague de licenciements en perspective. Face à cette résistance, Meta fait marche arrière partielle : les employés peuvent désormais suspendre la collecte de données « jusqu'à 30 minutes à la fois » ou demander une exemption complète. Cette victoire montre qu'une mobilisation interne organisée peut contraindre même les géants tech à reculer sur leurs projets de surveillance les plus intrusifs.
Points de vigilance
La concession de Meta reste limitée : pauses de 30 minutes seulement et exemptions sur demande. Le système de surveillance reste en place par défaut. Risque que cette victoire partielle démobilise alors que le principe même de surveillance des employés n'est pas remis en cause.
Et maintenant ?
- 🤘 Créer des syndicats tech transnationaux pour coordonner les résistances internes
Fédérer les mouvements d'employés tech (Meta, Google, Amazon) dans une structure permanente qui partage tactiques, timing et soutien juridique. Une pétition isolée devient un front coordonné avec effet domino entre entreprises.
→ On saura que ça marche quand trois entreprises tech reculeront simultanément sur des projets similaires suite à des actions coordonnées de leurs employés.
- 💪 Documenter et publier les outils de surveillance interne avant leur déploiement
Chaque employé tech peut photographier, capturer et diffuser les annonces internes de nouveaux outils de surveillance avant qu'ils deviennent la norme. Créer une base de données publique des projets de surveillance corporate en cours.
→ On saura que ça marche quand les entreprises tech devront justifier publiquement leurs outils de surveillance interne avant même leur lancement.
- ✊ Organiser des grèves du code coordonnées sur les projets de surveillance IA
Retirer collectivement la contribution technique aux projets d'IA qui utilisent des données de surveillance des employés. Cibler le pilier 'compétences techniques' : sans développeurs, ces projets s'arrêtent.
→ On saura que ça marche quand une entreprise tech abandonnera un projet d'IA de surveillance faute de développeurs acceptant d'y contribuer.
8/10 : Score sur l'échelle des "5 piliers de la liberté", inspiré de l'ouvrage de Timothy Snyder

Ces pistes ne sont pas des recettes toutes faites, mais des points d'entrée pour repenser nos systèmes numériques selon une logique de liberté positive : non pas limiter, mais augmenter nos capacités collectives d'action.
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