
La scène se déroule dans les bureaux feutrés de Google DeepMind : 3000 ingénieurs en intelligence artificielle découvrent que leur statut d'élite tech ne les protège pas des raids d'immigration. Après la mort d'Alex Pretti, abattu par des agents fédéraux à Minneapolis, un employé ose poser la question qui dérange : 'Que fait l'entreprise pour nous protéger physiquement d'ICE ?'
Plus de 20 réactions d'approbation, mais aucune réponse de la direction. Ce silence révèle un paradoxe saisissant : les mêmes dirigeants qui courtisent Trump publiquement laissent leurs équipes dans l'incertitude face aux conséquences concrètes de cette alliance. Google emploie des milliers de travailleurs étrangers hautement qualifiés, dont beaucoup détiennent des visas temporaires. L'entreprise avait déjà conseillé à ces employés de ne pas quitter le territoire fin 2024, mais se retrouve maintenant confrontée à la menace d'interventions fédérales directement sur ses sites.
L'incident de Cambridge — un agent fédéral tenté d'entrer sans mandat avant d'être refoulé — montre que cette inquiétude n'est pas théorique. Ce qui se joue ici dépasse Google : c'est la collision entre deux logiques incompatibles, celle du capitalisme de surveillance qui prospère grâce aux talents mondiaux et celle d'un État sécuritaire qui considère ces mêmes talents comme suspects.
Points de vigilance : Risque de récupération corporative si les entreprises utilisent cette crise pour justifier des relocalisations opportunistes ou des pratiques de ressources humaines discriminatoires sous couvert de protection.
8/10 : Score sur l'échelle des "5 piliers de la liberté", inspiré de l'ouvrage de Timothy Snyder

Et maintenant ?
🤘 Créer un réseau de sanctuaires numériques inter-entreprises
Alliance entre entreprises tech (Google, Meta, Microsoft) pour établir des protocoles de protection communs : partage d'informations juridiques, fonds de défense légale mutualisé, coordination des réponses aux interventions fédérales. Transformer la compétition en coopération face à la répression étatique.
→ On saura que ça marche quand au moins cinq grandes entreprises tech publieront des protocoles de protection standardisés et créeront un fonds de défense commun.
💪 Documenter et diffuser les tentatives d'intrusion fédérale
Chaque employé peut créer un réseau de veille et d'alerte : photographier, filmer, témoigner des interventions fédérales sur les lieux de travail, alimenter une base de données publique des pratiques d'ICE dans la tech. Transformer l'isolement en transparence collective.
→ On saura que ça marche quand une plateforme de signalement des interventions fédérales recevra des centaines de témoignages documentés et influencera le débat public.
✊ Organiser des grèves tech coordonnées contre la collaboration avec ICE
Mobilisation simultanée des employés de Google, OpenAI, Meta, Anthropic pour exiger la rupture des contrats avec Palantir et autres fournisseurs d'ICE. Utiliser la dépendance des entreprises aux talents pour créer un rapport de force sur les choix éthiques.
→ On saura que ça marche quand au moins trois grandes entreprises tech rompront publiquement leurs liens avec les fournisseurs technologiques d'ICE suite à la pression interne.
Ces pistes ne sont pas des recettes toutes faites, mais des points d'entrée pour repenser nos systèmes numériques selon une logique de liberté positive : non pas limiter, mais augmenter nos capacités collectives d'action.
Si tu connais des exemples réels qui vont dans ce sens — ou des contre-exemples qui méritent d'être documentés — partage-les en commentaires et discutons-en ensemble sur Discord !
Cinq piliers pour prendre soin de nos libertés numériques

