Sous pavillon américain, TikTok révèle sa vraie nature surveillante

Le changement de propriétaire révèle l'hypocrisie des inquiétudes sur la surveillance : désormais 'américain', TikTok collecte plus de données qu'avant, notamment la géolocalisation précise et les interactions IA.

26 janv. 2026
Sous pavillon américain, TikTok révèle sa vraie nature surveillante
TikTok Is Now Collecting Even More Data About Its Users. Here Are the 3 Biggest Changes
According to its new privacy policy, TikTok now collects more data on its users, including their precise location, after majority ownership officially switched to a group based in the US.

L'ironie est saisissante : TikTok, longtemps pointé du doigt pour ses liens chinois et les risques de surveillance, collecte désormais PLUS de données sous propriété américaine. La nouvelle politique de confidentialité introduit la géolocalisation GPS précise, l'enregistrement systématique des interactions avec l'IA, et surtout l'extension du ciblage publicitaire au-delà de l'application. Ce qui était présenté comme un risque géopolitique devient une réalité commerciale assumée. Oracle et les investisseurs américains ont transformé les craintes de surveillance d'État en modèle d'affaires de surveillance privée. La transition révèle que le vrai problème n'était jamais la nationalité du propriétaire, mais l'architecture même de ces plateformes extractives. Sous couvert de sécurité nationale, on a légitimé une surveillance encore plus intrusive.

Points de vigilance : Risque de normaliser la surveillance privée sous prétexte de sécurité nationale, acceptation résignée des utilisateurs face au fait accompli

8/10 : Score sur l'échelle des "5 piliers de la liberté", inspiré de l'ouvrage de Timothy Snyder
Framework #FLTR — Note méthodologique
Protocole de production et de publication dont la ligne éditoriale est codée dans l’ADN-même du projet. Cette architecture auto-apprenante transforme une intention humaine en contraintes techniques, imposées tant aux outils d’intelligence artificielle qu’aux humains qui les entrainent, et vice-versa

Et maintenant ?

🤘 Organiser des coalitions transatlantiques pour des standards de données

Rassembler régulateurs européens (RGPD), associations de consommateurs américaines et chercheurs pour créer un cadre commun d'audit des politiques de confidentialité. Utiliser le précédent TikTok pour démontrer que le changement de propriétaire aggrave la surveillance au lieu de la réduire.

→ On saura que ça marche quand les entreprises devront justifier publiquement pourquoi un changement de propriétaire nécessite plus de collecte de données

💪 Auditer ses permissions d'applications après chaque mise à jour majeure

Systématiser la vérification des permissions (géolocalisation, microphone, contacts) à chaque modification de politique de confidentialité. Documenter et partager les changements constatés pour créer un effet de transparence collective et forcer les plateformes à justifier leurs extensions de collecte.

→ On saura que ça marche quand les utilisateurs pourront comparer facilement les politiques avant/après et que les plateformes devront expliquer chaque nouvelle permission

✊ Transformer l'hypocrisie TikTok en levier contre la surveillance publicitaire

Utiliser le cas TikTok comme démonstration que la surveillance privée est pire que la surveillance étatique pour mobiliser contre le modèle publicitaire invasif. Documenter comment Oracle et les partenaires américains exploitent plus de données que ne le faisaient les Chinois.

→ On saura que ça marche quand le débat public passera de 'qui surveille' à 'pourquoi accepter d'être surveillé du tout'


Ces pistes ne sont pas des recettes toutes faites, mais des points d'entrée pour repenser nos systèmes numériques selon une logique de liberté positive : non pas limiter, mais augmenter nos capacités collectives d'action.

Si tu connais des exemples réels qui vont dans ce sens — ou des contre-exemples qui méritent d'être documentés — partage-les en commentaires et discutons-en ensemble sur Discord !

Cinq piliers pour prendre soin de nos libertés numériques