Freiner l'IA ? Oui, mais à qui appartient le pied sur la pédale ? Affiche de l'article, rubrique Souveraineté.

Freiner l'IA ? Oui, mais à qui appartient le pied sur la pédale ?

Les patrons d'OpenAI et d'Anthropic appellent à ralentir l'IA, et Anthropic réclame une dérogation au droit de la concurrence pour en discuter entre laboratoires. Pendant ce temps, le frein démocratique se fait démonter. ARTE m'a demandé si l'on pouvait encore freiner. Voici qui tient la pédale.

Texte rédigé avec une IA, sous la direction et la responsabilité de Damien Van Achter. Son rapport de fabrication est en fin d'article.

Mi-septembre, la journaliste Vanessa Tsanga Tabi m'a interrogé pour un décryptage d'ARTE autour d'une question simple : peut-on encore freiner le développement de l'IA ?

Le décryptage d'ARTE, neuf minutes en ligne depuis le 21 septembre, donne aussi la parole à Laurence Devillers, professeure en IA à Sorbonne Université et au CNRS, à Nastasia Hadjadji, journaliste et essayiste spécialiste de l'économie politique du numérique, à Emily M. Bender, professeure de linguistique à l'Université de Washington, et à Laure Lucchesi, cofondatrice de CatalystAI Academy. Le montage a retenu deux de mes réponses, sur ce que la peur vend et sur ce qu'elle fait oublier. Sa conclusion part vers les centres de données : « Dire non à un permis de construire, ou faire pression pour qu'il soit refusé, c'est aussi ça, freiner l'IA. » Le texte qui suit reprend le raisonnement complet, avec ses sources.

La question tombait à pic. Dans les jours qui précédaient, trois des hommes qui pilotent la construction des modèles d'IA les plus puissants au monde avaient dit, chacun à sa façon, qu'il faudrait pouvoir lever le pied. Venant d'eux, ce n'est pas rien. Mais avant de savoir si l'on peut freiner, une autre question passe systématiquement à la trappe : qui tient la pédale ?

Le frein qu'ils proposent, ils veulent le garder à portée de main

Le 6 septembre, Jakub Pachocki, directeur scientifique d'OpenAI, a publié « Une intelligence étrangère », un long texte où il écrit qu'OpenAI continuera « de suspendre unilatéralement toute nouvelle mise à l'échelle si nécessaire », tout en jugeant que « des interventions plus larges s'imposent ». Mettre à l'échelle, dans leur vocabulaire, c'est entraîner des modèles toujours plus gros avec toujours plus de puissance de calcul. Si nécessaire : c'est OpenAI qui jugera.

Le 12 septembre, Dario Amodei, le patron d'Anthropic, est allé plus loin dans « We Must Pace the Frontier » : « Nous devons ralentir le rythme auquel nous améliorons les capacités des modèles d'IA. » Sam Altman, le patron d'OpenAI, lui a répondu le jour même : « Je suis d'accord avec Dario : nous devons cadencer la frontière. » La frontière, dans leur bouche, ce sont les modèles les plus avancés.

Trois dirigeants, deux entreprises concurrentes, un même mot d'ordre. Pour comprendre de quel frein il s'agit, il faut lire la suite du texte d'Amodei. Anthropic s'y engage à ouvrir ses systèmes à des évaluateurs extérieurs, avec un accès comparable à celui de ses propres salariés. Et Amodei demande au gouvernement américain d'arbitrer des discussions de sécurité entre laboratoires, ou au moins de les permettre, en leur accordant une dérogation étroite au droit de la concurrence.

Arbitrer, ou à défaut laisser faire. La première option mettrait enfin quelqu'un d'extérieur sur la pédale. La seconde reviendrait à autoriser des concurrents à se concerter sur le rythme de leur propre marché. Dans n'importe quel autre secteur, ça s'appelle une entente. C'est précisément pour ça qu'il faut une dérogation.

Ce n'est pas un accident de rédaction. Début juin, Anthropic avait déjà posé le cadre dans un texte signé par son cofondateur Jack Clark et par Marina Favaro : il serait bon, écrivaient-ils, de disposer de l'option de ralentir ou de mettre temporairement en pause le développement des modèles les plus avancés. Pas d'arrêt immédiat, donc. Une option, qui supposerait que plusieurs laboratoires, dans plusieurs pays, acceptent de s'arrêter aux mêmes conditions, et que chacun puisse vérifier que les autres l'ont fait.

Des laboratoires qui s'arrêtent, des laboratoires qui se contrôlent. La pédale reste dans la voiture, côté conducteur.

Sont-ils sincères ? Anthropic affirme que plus de 80 % du code qu'il intègre à sa propre base de code est désormais écrit par Claude, son modèle, et c'est précisément ce qui l'inquiète : une IA qui participe à fabriquer la suivante. L'inquiétude peut être réelle. Leur sincérité, je n'ai aucun moyen de la mesurer. Leur cohérence, si.

Le frein qui existe déjà, on est en train de le démonter

Aux États-Unis, le frein démocratique à l'IA existe, et il est tout bête : ce sont les lois des États. New York en a adopté une en décembre 2025, le RAISE Act, qui encadre les modèles d'IA les plus avancés.

Le 1er juillet 2025, le Sénat a voté à 99 voix contre 1 pour retirer du grand projet de loi budgétaire de Donald Trump un moratoire de dix ans sur les lois des États en matière d'IA. Faute de l'obtenir du Congrès, la Maison-Blanche est passée par une autre porte : le décret du 11 décembre 2025 charge le ministre de la Justice de créer une cellule dont la seule mission est de contester les lois des États sur l'IA.

L'argent suit le même chemin. Le réseau de super PACs Leading the Future, ces comités qui peuvent dépenser sans plafond pour ou contre des candidats, déclare avoir levé 125 millions de dollars au second semestre 2025 avec ses comités et associations affiliés. Au dépôt officiel, le super PAC seul affiche 50,3 millions. Parmi ses donateurs : Greg Brockman, président d'OpenAI, et son épouse, 12,5 millions chacun ; Marc Andreessen et Ben Horowitz, fondateurs du fonds de capital-risque qui porte leurs noms, autant, à titre personnel. Le comité dit soutenir, dans les deux partis, les candidats favorables à un « cadre réglementaire national pour l'IA ». Dans ce débat, un cadre national, c'est surtout un cadre qui passerait par-dessus les lois des États.

En juin, ce réseau a trouvé sa cible : Alex Bores, élu de l'Assemblée de l'État de New York, parrain principal du RAISE Act, candidat à la primaire démocrate pour le Congrès. Leading the Future a dépensé plus de 8 millions de dollars contre lui. C'était, selon Transformer, le seul candidat qu'il avait combattu à cette date. Bores a perdu la primaire du 23 juin, 34,9 % contre 38,9 % pour Micah Lasher.

On pourrait en conclure que l'argent de l'industrie a fait tomber le candidat de la régulation. Ce serait faux, deux fois. D'abord parce que Micah Lasher figurait lui aussi parmi les coparrains du RAISE Act. Ensuite parce que les super PACs favorables aux garde-fous ont dépensé plus de 19 millions pour Bores, plus du double. Plus de 13 de ces millions venaient de Jobs and Democracy PAC, qui appartient au réseau Public First, financé indirectement par Anthropic selon Transformer. Anthropic, qui a versé 40 millions de dollars à Public First Action en deux fois cette année, affirme de son côté que ces dons ne peuvent pas servir à influencer une élection.

Je n'ai pas les moyens de trancher entre les deux versions. Le fait nouveau est ailleurs : la régulation de l'IA se négocie désormais entre super PACs, et l'argent de l'industrie circule des deux côtés de la table. Le régulé finance le débat sur sa propre régulation.

Quand la loi résiste, il reste la Chine. L'argument tient en une phrase : si l'Amérique freine, Pékin gagne. La rivalité est réelle. Le 10 septembre, Anthropic a publié un rapport sur les usages malveillants de ses modèles où il attribue « avec une confiance élevée » à des laboratoires chinois des campagnes massives pour copier ses modèles, dont plus de 151 millions d'échanges menés pour Alibaba entre mai et juillet. C'est le rapport d'une entreprise sur ses concurrents, pas celui d'une agence publique. Mais les chiffres sont précis.

Seulement, l'argument est à géométrie variable. La même administration qui invoque la course a rouvert en janvier la vente à la Chine des puces H200 de Nvidia, licence par licence. Donald Trump l'avait présentée comme une affaire à 25 % pour les États-Unis ; le mécanisme retenu est un droit de douane de 25 %, prélevé quand les puces transitent par le territoire américain avant de repartir vers la Chine. C'est d'ailleurs Pékin qui a d'abord freiné les achats.

Et « la Chine » sert aussi à disqualifier ceux qui disent non près de chez eux. Début septembre, un rapport d'un groupe de lobbying aux financeurs non publics, relayé par Fox News puis par des télévisions locales du groupe Sinclair dans au moins 40 marchés, a présenté l'opposition aux centres de données et aux caméras de surveillance Flock comme liée à des réseaux proches de la Chine.

La Chine est devenue l'argument pour ne jamais freiner. Sauf quand il s'agit de lui vendre des puces.

Même Anthropic ne s'y trompe pas : sa pause suppose des laboratoires de plusieurs pays, qui se contrôlent mutuellement. Sans Pékin autour de la table, pas de frein. La course n'est pas une raison de ne rien régler. C'est la raison de négocier, et ce n'est pas aux entreprises de le faire à la place des États.

L'Europe, elle, avait un frein. Elle l'a desserré elle-même. Le règlement omnibus du 8 juillet 2026 a reporté du 2 août 2026 au 2 décembre 2027 les obligations de l'AI Act sur les systèmes d'IA à haut risque, et d'un an, jusqu'au 2 août 2028, celles qui visent l'IA intégrée à des produits réglementés. Le texte invoque la simplification, la compétitivité et le retard pris par les normes techniques. Il ne nomme ni les États-Unis ni la Chine. La course n'a pas besoin d'être nommée pour servir.

La peur fait partie du moteur

Reste la troisième question d'ARTE, celle du marketing de la peur. Elle est plus proche des deux autres qu'il n'y paraît.

Le 30 mai 2023, les patrons d'OpenAI, de Google DeepMind et d'Anthropic ont signé une déclaration d'une seule phrase : « Réduire le risque d'extinction lié à l'IA devrait être une priorité mondiale, au même titre que d'autres risques à l'échelle des sociétés, comme les pandémies et la guerre nucléaire. » Aucun n'a cessé de vendre.

Le 7 avril 2026, Anthropic a présenté Claude Mythos Preview, un modèle capable, selon l'entreprise, de trouver et d'exploiter des failles informatiques mieux que presque tous les humains, en précisant qu'il ne serait pas diffusé au grand public faute de garde-fous capables d'en bloquer les usages les plus dangereux. Deux mois plus tard, le 9 juin, l'entreprise sortait Claude Fable 5, présenté comme un modèle de la même classe rendu sûr pour un usage général : quand une requête touche à la cybersécurité, à la biologie et à la chimie, ou à la distillation, c'est-à-dire à la copie du modèle, c'est Claude Opus 4.8 qui répond à sa place. Vers le 10 juillet, Anthropic lançait un film de 90 secondes signé par l'agence Mother : une maison en feu, des images anxiogènes, puis la bascule vers l'espoir, et une signature, « Il y a de l'espoir dans les questions difficiles ».

Lee Vinsel, qui enseigne les rapports entre sciences, techniques et société à Virginia Tech, a donné un nom à ce mécanisme début 2021, dans un mot lancé en plaisantant : la « criti-hype », une critique qui se nourrit du battage et le nourrit en retour. La nouveauté, c'est que les vendeurs écrivent désormais eux-mêmes la partie qui fait peur.

La peur rend trois services. Elle vend la puissance : dire qu'une IA est dangereuse, c'est la façon la plus efficace de dire qu'elle est puissante, aux investisseurs, aux clients, aux gouvernements. Elle déplace le regard vers un risque à venir, la perte de contrôle, plutôt que vers les dégâts déjà mesurables sur l'emploi, l'information ou l'énergie. Et elle désigne un expert unique du danger : celui qui le fabrique.

On retombe sur la pédale. Si le danger est tel que seuls ceux qui le construisent savent l'évaluer, alors eux seuls peuvent tenir le frein. La peur ne s'oppose pas à l'accélération. Elle lui fournit un chauffeur désigné.

Une précision, parce qu'elle compte. La fiche de préparation de cet entretien, c'est Claude, le modèle d'Anthropic, qui l'a compilée. Je l'utilise tous les jours. C'est précisément pour ça que je lis ce que ses fabricants écrivent : je sais ce que ces outils font bien, et je vois qui en fixe les règles.

On sait freiner une technologie. On l'a fait avec la voiture : pas en fermant les usines, mais avec la ceinture, les crash-tests, et un constructeur tenu pour responsable de ce qui arrive sur la route. Rien de tout ça n'est sorti d'une entente entre constructeurs.

Le 25 septembre, Elise Houben m'a interrogé sur Euradio à propos d'un autre terrain : les soupçons d'usage de l'IA qui ont agité la rentrée littéraire, et les détecteurs censés trancher. La question de la pédale s'y posait dans les mêmes termes. Face à des outils comme Pangram, qui se profilent comme ceux qui diront si un texte est acceptable ou non, j'y ai dit que « si ce ne sont pas les États, si ce ne sont pas les institutions qui proposent des règles, c'est le marché qui va les imposer ».

Et maintenant ?

🤘 Publier, à côté de chaque appel à ralentir, ce que ses auteurs dépensent en politique.

Les super PACs américains déclarent leurs recettes à la commission électorale fédérale : c'est dans ces dépôts que NOTUS a relevé les 50,3 millions levés par Leading the Future. Journalistes, chercheurs en financement politique et associations de transparence pourraient tenir un tableau public, laboratoire par laboratoire : d'un côté ce que l'entreprise déclare sur le rythme et la sécurité, de l'autre ce qu'elle et ses dirigeants dépensent en politique. La cohérence, le lecteur la jugera tout seul.

On saura que ça marche quand un média qui relaie un appel à ralentir l'IA publiera, dans le même article, les dépenses politiques de ceux qui le lancent.

💪 Ne jamais relayer l'annonce d'un modèle gardé sous clé sans demander qui l'a évalué.

Quand un laboratoire annonce qu'un modèle est trop risqué pour être diffusé, l'annonce reste une communication d'entreprise tant qu'aucun évaluateur extérieur n'a publié ses propres conclusions. Amodei promet un accès aux évaluateurs tiers : c'est le moment de demander, à chaque annonce, lesquels, avec quel accès, et où leurs résultats sont publiés. Un accès concédé se retire comme il se donne. Seul un accès inscrit dans la loi fait un frein.

On saura que ça avance quand les annonces de modèles gardés sous clé citeront le nom d'un évaluateur indépendant et le lien vers ses résultats.

✊ Faire jouer les compétences locales là où l'IA devient béton, eau et électricité.

Le 18 août, le conseil du township d'Ypsilanti, dans le Michigan, a voté à l'unanimité un moratoire de six mois sur les grandes infrastructures électriques, visant un centre de données de 1,25 milliard de dollars. Le township n'avait aucune compétence sur les centres de données. Il en avait sur ce qui les alimente. Conseils communaux, collectifs d'habitants et gestionnaires de réseaux disposent souvent de ce type de levier : permis, raccordement, eau. C'est un retrait de consentement matériel, dans la légalité, et c'est exactement le genre de frein que visent aujourd'hui les campagnes qui l'accusent d'être manipulé depuis l'étranger.

On saura que ça marche quand un projet de centre de données sera renégocié, sur l'eau, l'énergie ou la transparence, à la suite d'un moratoire local, plutôt qu'imposé ou abandonné.


Une question, pour finir, et la réponse oriente la suite : quel frein a déjà fonctionné près de chez vous ? Un conseil communal qui a dit non à un centre de données, une administration qui a renoncé à un outil, une rédaction qui a refusé un contrat. Les commentaires sont ouverts.

Rapport de fabrication (qui a décidé quoi, ce qui a été vérifié)

Publié le 30 septembre 2026 à 08:30. Signé et assumé par Damien Van Achter. Rédaction par Claude (Anthropic) dans Claude Code, sous le cadre éditorial FLTR.

En une phrase. La prose a été rédigée par la machine, à partir de la fiche de préparation qu'elle avait compilée et que l'auteur a portée dans l'entretien d'ARTE. La commande, l'entretien lui-même, le choix d'un article réservé aux abonnés, le titre, la relecture et la décision de publier viennent de l'auteur. Les 34 affirmations factuelles de l'analyse ont été vérifiées sur sources primaires avant la rédaction.

Parcours

  • 17:47auteur14 septembre. Transmission de la demande d'entretien d'ARTE : peut-on encore freiner le développement de l'IA ?
  • 17:55machineFiche de préparation de l'entretien : contexte des jours précédents, recadrage sur la question de savoir qui tient le frein, réponses courtes calibrées pour le montage.
  • 12:30auteur15 septembre. Entretien en visio avec Vanessa Tsanga Tabi pour ARTE, réponses de l'auteur.
  • 17:40auteurCommande du texte : « fais un brouillon Ghost avec les éléments de langage importants dans la réflexion menée ici. L'idée est de le publier avec l'embed de la vidéo ARTE quand elle sera en ligne ».
  • 17:41machineVérification des affirmations en trois blocs, par trois agents menés en parallèle.
  • 17:47machineVersion 1 : angle, plan, titre et trois pistes d'action, sans retouche de l'auteur. Le titre sera remplacé par l'auteur le 29 septembre.
  • 17:55machineVersion 2 après corrections issues de la vérification. Brouillon créé dans Ghost, réservé aux abonnés, avec le texte d'introduction du courriel.
  • 11:20auteur29 septembre. Vidéo ARTE et podcast Euradio transmis : « je veux un article dédié à mes abonnés », et un post LinkedIn qui remercie les journalistes et nomme les autres intervenants.
  • 11:26auteurDeux arbitrages : transcrire les deux enregistrements pour citer fidèlement ; mettre à jour le brouillon existant plutôt qu'écrire un nouvel article.
  • 11:32machineVidéo intégrée, intervenants identifiés sur les bandeaux à l'image, paragraphe Euradio ajouté, 8 affirmations ajoutées au tableau.
  • 11:36auteurDemande du présent rapport : « pose le rapport de fabrication ».
  • 11:41machineAffiche de l'article fabriquée par le générateur du site, sur le titre de la version 1.
  • 11:43auteurTitre imposé : « Freiner l'IA ? Oui, mais à qui appartient le pied sur la pédale ? ».
  • 11:45auteurAffiche : quatre mots-clés du titre en couleur au lieu de deux.
  • 11:47auteurRelecture et programmation dans l'éditeur Ghost : date de l'entretien retirée de l'ouverture de l'article et du texte d'introduction du courriel. Publication programmée le 30 septembre à 08:30.
  • 12:01auteurCorrection de l'ouverture : « corrige « Il y a quelques jours » en « Mi-septembre » », l'entretien datant du 15 septembre.

Heures de l'auteur tirées des transcripts des deux sessions (14 et 15 septembre, 29 septembre), sauf l'entretien, daté par l'échange de courriels avec ARTE ; heures de la machine déduites des fichiers, à quelques minutes près. Citations de l'auteur : ses mots, orthographe corrigée ; le texte tel qu'écrit s'affiche au survol.

Vérification

  • 34 affirmations inventoriées le 15 septembre et vérifiées sur sources primaires par trois agents distincts (politique américaine ; Chine et Europe ; peur et frein privé), puis relues en session.
  • 10 corrections issues de la vérification, dont : le moratoire rejeté par le Sénat portait sur dix ans, pas cinq ; les 25 % sur les puces H200 sont un droit de douane, pas une part des revenus ; l'omnibus européen décale de 2027 à 2028 l'IA intégrée aux produits réglementés ; « trop dangereux » est une formule de presse, pas d'Anthropic ; « film d'horreur » est le cadrage d'un magazine, retiré.
  • Écartés faute de source primaire : le montant d'une levée de fonds d'Anthropic, le nombre de lois des États sur l'IA, une démarche d'OpenAI auprès d'élus rapportée par WIRED sur sources anonymes, la durée de la publicité d'Anthropic, une phrase de Jakub Pachocki introuvable dans la version française officielle de son texte.
  • Le 29 septembre, 8 affirmations ajoutées : dates et crédits lus sur les pages d'ARTE et d'Euradio, noms et titres des intervenants lus sur les bandeaux à l'image, citations tirées d'une transcription automatique des deux enregistrements, chaque réponse attribuée à son locuteur par l'image.

Choix et limites

  • Limites déclarées dans le texte : la sincérité des dirigeants n'est pas mesurable ; entre Transformer et Anthropic sur le financement indirect d'un super PAC, l'article ne tranche pas.
  • Déclaré dans le texte : la fiche de préparation de l'entretien a été compilée par Claude, le modèle d'Anthropic, entreprise dont l'article analyse les positions. Ce rapport et le texte lui-même sont produits par le même modèle.
  • Crédits d'ARTE : un second journaliste y figure sous l'initiale « V. Abba ». Prénom inconnu, non développé.

Cadre

Charte éditoriale, grille d'analyse, règles de vérification et interdits de style écrits par l'auteur, versionnés et appliqués à chaque session, dont plusieurs règles nées d'erreurs corrigées sur des articles précédents.

Pièces

Fiche de préparation de l'entretien, tableau de claims, pivot, deux versions successives, transcriptions horodatées de la vidéo et du podcast, transcripts des deux sessions, sauvegardes versionnées. Aucun horodatage par un tiers : ces pièces sont crédibles, pas opposables.

À votre jugement

Ce rapport montre qui a décidé quoi, pas si ces décisions étaient bonnes. La demande de dérogation au droit de la concurrence porte-t-elle le poids que lui donne l'article, alors que Dario Amodei demande d'abord un arbitrage public ? Le rapprochement entre la course avec la Chine et la vente de puces tient-il ? Un texte nourri par un modèle d'Anthropic peut-il juger Anthropic ?

Rapport établi le 29 septembre 2026.