Affiche : Un algorithme est comme un cuisinier. Mais pour qui cuisine-t-il vraiment ?

Un algorithme est comme un cuisinier. Mais pour qui cuisine-t-il vraiment ?

À LUDOVIA#BE, j'ai expliqué ce qu'est un algorithme sans quitter la cuisine : la recette, le cuisinier qui s'adapte à chaque convive, le restaurant qui fixe les règles. La métaphore étape par étape, la présentation complète, et la façon dont elle a été construite.

Texte rédigé avec une IA, sous la direction et la responsabilité de Damien Van Achter. Son rapport de fabrication est en fin d'article.

Le 21 octobre, au Centre culturel de Spa, j'ai donné une conférence de trente minutes à LUDOVIA#BE, le festival des compétences numériques. Son titre : « La recette, le cuisinier et le convive : ce qu'est (vraiment) un algorithme ». La demande était simple. Expliquer ce qu'est un algorithme à un public d'enseignants, de directions et de conseillers pédagogiques, sans le moindre prérequis technique.

L'invitation était née d'une image que j'avais utilisée dans une interview sur RFI : un algorithme, c'est une recette de cuisine. L'image donne une première prise. Elle casse aussi assez vite. La conférence suit donc la cuisine jusqu'au bout, en partant à chaque étape d'une image que tout le monde connaît, puis en la comparant au numérique. La voici mise par écrit, avec la présentation complète en fin d'article.

Sans recette, une cuisine ne fait rien

J'ai commencé par un vote à main levée. Plutôt lasagnes, ou plutôt sushis ? En levant la main, chacun venait de me donner une donnée. On s'en resservira.

Prenez une cuisine parfaitement équipée. Un four, des casseroles, un robot, et sur le plan de travail tous les ingrédients des lasagnes et des sushis. Il ne se passe rien. Un four ne cuisine pas tout seul. Un ordinateur non plus : sans instructions, il ne produit rien, et c'est vrai aussi du réseau de neurones qui fait tourner les intelligences artificielles, qui avant d'avoir appris ne sort que du bruit.

Versez maintenant tout en même temps dans la même casserole. La pâte, le riz, la sauce tomate, le poisson cru, le fromage. Ça ne donne ni des lasagnes ni des sushis. Ça donne un plat immangeable. C'est à ça que sert la recette : dire quoi prendre, dans quel ordre, et quoi en faire.

En numérique, la recette, c'est le code informatique. Il s'écrit d'une manière précise, avec une syntaxe stricte, et la moindre erreur se paie. Une parenthèse oubliée, et le programme ne tourne plus. Une ligne de travers dans un site internet, et la page s'affiche mal, ou pas du tout. Un algorithme, au sens strict, c'est une recette que la machine suit à la lettre.

Slide : La recette, c'est le code. Une erreur, et ça ne marche plus.
La recette, c'est le code.

Chacun a sa bolognèse

Sauf que personne ne suit une recette tout à fait à la lettre. Votre bolognèse n'est pas celle de votre voisin : chacun a ses petits trucs, sa secret sauce. Les logiciels, c'est pareil. Mac et Windows, iPhone et Android, Canva et Photoshop font à peu près la même chose, et aucun ne le fait de la même manière.

Le cuisinier compte donc autant que la recette.

Le cuisinier goûte, retient, anticipe

Un excellent cuisinier adapte sa recette à son convive. Il anticipe ses goûts à partir de ce que lui ont appris tous ses autres convives, pour que chacun ait l'impression de vivre une expérience unique.

L'algorithme d'un réseau social travaille comme ce cuisinier. Il prédit ce que vous allez aimer à partir de tout ce qui a servi à l'entraîner, et de ce que vous avez déjà fait : c'est le contexte. Imaginez un cuisinier qui aurait vu les mains se lever au moment du vote. Le lendemain, il sert des lasagnes à ceux qui ont voté lasagnes. Le surlendemain aussi. Regardez une seule vidéo de lasagnes jusqu'au bout, et votre fil vous en ressert toute la semaine.

L'exercice se fait en une minute, et je le propose ici comme je l'ai proposé à Spa. Ouvrez votre fil Facebook ou Instagram, et comparez les trois premières publications avec celles de la personne assise à côté de vous. Il y a peu de chances qu'elles se ressemblent. Chacun reçoit son assiette, composée pour lui, sans voir la cuisine ni l'assiette d'à côté.

Le cuisinier applique la recette du restaurant

Reste à remettre chacun à sa place, parce qu'on confond souvent les rôles. Le restaurant, c'est la plateforme : Meta, Google, TikTok, OpenAI. C'est lui qui décide de la recette, c'est-à-dire du but à atteindre et des règles du jeu. Le cuisinier, c'est l'algorithme. Il applique cette recette, et il l'ajuste en vous observant. Le convive, c'est vous.

Slide : Le cuisinier applique la recette du restaurant. Le restaurant décide de la recette, la recette fixe le but et les règles, le cuisinier l'applique et ajuste, le convive mange ce qu'on lui sert.
Les quatre rôles : le restaurant, la recette, le cuisinier, le convive.

Le cuisinier peut être excellent. Il ne travaille pas pour vous. Il travaille pour le restaurant.

Avec ChatGPT, on parle directement au cuisinier

Jusque-là, le cuisinier observait de loin : ce qu'on regarde, ce qu'on laisse dans l'assiette, ce sur quoi on s'arrête. Avec ChatGPT, Claude ou les autres IA conversationnelles, on lui parle directement. On passe commande avec ses mots, il compose le plat devant nous, et chaque phrase qu'on lui écrit devient un ingrédient de plus pour ajuster le suivant.

Slide : Avec ChatGPT ou Claude, vous parlez directement au cuisinier
Avec une IA conversationnelle, on parle directement au cuisinier.

Le restaurant, lui, n'a pas changé : OpenAI, Anthropic, Google. Le cuisinier applique toujours leur recette. Mais l'expérience devient encore plus personnelle. C'est comme si tout le monde pouvait se payer un restaurant étoilé, avec un plat différent pour chaque convive. L'effet « waouh » de l'IA générative tient dans cette image.

Un étoilé pour tout le monde, et une addition que personne ne voit

Reste une question : qui paie l'addition ? Ce restaurant ne la présente jamais, et pourtant la cuisine tourne. Pour Meta, la réponse figure dans son rapport annuel 2025 déposé auprès de l'autorité boursière américaine : sur 200,97 milliards de dollars de revenus, 196,18 milliards viennent de la publicité. Sur 100 dollars, près de 98. Les clients qui paient vraiment sont les annonceurs, pour que leur plat arrive dans votre assiette. Le convive paie avec son temps, et avec ce qu'il laisse voir de lui.

Slide : Qui paie l'addition ? 98 dollars sur 100 gagnés par Meta viennent de la publicité
Sur 100 dollars gagnés par Meta, près de 98 viennent de la publicité (rapport annuel 2025).

Même quand on paie, tout n'est pas sur le ticket. Il y a l'électricité des cuisines. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les centres de données ont consommé 415 TWh en 2024, environ 1,5 % de l'électricité mondiale, et cette consommation devrait plus que doubler d'ici 2030, pour atteindre quelque 945 TWh. L'IA en est le premier moteur. Il y a aussi l'eau qui sert à les refroidir. D'après le rapport environnemental 2025 de Google, son centre de données de Saint-Ghislain, dans le Hainaut, a consommé environ 1,5 milliard de litres d'eau en 2024. Google ne publie pas la part de l'IA dans ce total.

Et il y a le bistrot du coin. Les petits cuisiniers indépendants ne faisaient pas beaucoup de couverts. Une cuisine bonne, simple, la même pour tout le monde, qui respectait le rythme des saisons. Face à un étoilé gratuit, que ce soit voulu ou non, ils ferment. Des métiers disparaissent, d'autres apparaissent. Mon analyse est que les effets sur l'emploi sont très importants, et que les petits ferment les premiers.

Tous les restaurants ne se ressemblent pas

L'étoilé, ce sont les modèles d'IA les plus puissants : des plats extraordinaires, mais chers, et gourmands en calcul comme en énergie. On n'a pas besoin d'un trois étoiles pour une tartine. Le bio et le végé, ce sont des modèles plus petits et plus sobres, moins impressionnants mais suffisants pour la plupart des usages. Un modèle plus petit fait moins de calculs, donc consomme moins, et certains tournent sur un simple ordinateur personnel. Et puis il y a la junk food : les fils conçus pour qu'on en reprenne, rapides, gratuits, agréables sur le moment.

Slide : Tous les restaurants ne se ressemblent pas. L'étoilé, le bio et le végé, la junk food
L'étoilé, le bio et le végé, la junk food.

On nous vend l'idée que chacun a besoin d'un étoilé rien que pour lui. On pourrait revenir à des choses plus simples, et personnaliser avec moins de raffinement, parce que ce raffinement a un coût.

La question vaut pour l'école. Quand un outil numérique entre en classe, quel restaurant a-t-on choisi ? S'il est gratuit, qui paie l'addition ? Et quand l'école paie, le cuisinier travaille-t-il pour l'enseignant, pour l'élève, ou pour le restaurant ?

Trois questions à poser à n'importe quel algorithme

La conférence se terminait sur une carte à emporter. Qui cuisine ? Avec quoi ? Pour qui ? Les deux premières aident à comprendre. La troisième est celle qui compte : pour qui cuisine le cuisinier ?

Slide : La carte à emporter. Qui cuisine ? Avec quoi ? Pour qui ?
La carte à emporter.

Comment la conférence a été construite

La présentation a été préparée avec Claude, l'IA d'Anthropic. Autrement dit, avec le cuisinier d'un des restaurants dont elle parle. Les échanges ont duré deux jours, et la plupart des choix sont nés d'un refus.

La première version, produite d'un trait par Claude, mélangeait des exemples sur lesquels je ne suis pas du tout compétent pour parler, comme l'indice composite des inscriptions en première secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles, et des articles de règlements européens. Je l'ai rejetée. On me demandait d'expliquer ce qu'est un algorithme, pas de dresser un panorama de la régulation.

La règle qui a tout réorganisé tient en une ligne : partir de la cuisine, puis comparer au numérique. Les exemples qui sortaient de la cuisine, comme les filtres de messagerie ou le programme de la machine à laver, ont été écartés, parce que tout le monde ne filtre pas sa messagerie et qu'une machine à laver n'est pas une casserole.

La fin a changé aussi. La première chute, « à l'école, qui compose le menu ? », renvoyait la salle vers sa propre institution, et le débat risquait de partir vers la ministre plutôt que vers ceux qui fournissent les algorithmes. Elle a été remplacée par « pour qui cuisine le cuisinier ? ». L'école n'apparaît plus qu'à la fin.

La comparaison avec ChatGPT et Claude a demandé deux essais. Une première version filait la bibliothèque d'entraînement, les goûteurs, le plan de travail : beaucoup trop compliqué pour trente minutes. Il en reste une seule slide, avec une seule idée : avec une IA conversationnelle, on parle directement au cuisinier.

Pour les chiffres, la règle a été d'en garder peu, chacun relu dans sa source primaire : le rapport annuel de Meta, celui de l'Agence internationale de l'énergie, celui de Google. La comparaison entre modèles d'IA reste dite en relatif, sans chiffre. Les photos sont de vraies photos sous licence libre, aucune n'a été générée par IA.

Le détail des échanges figure dans le rapport de fabrication, en bas de cet article.

La présentation

La présentation complète est en accès libre, pour être réutilisée en classe ou en formation.

Télécharger la présentation (PDF, 19 slides, licence CC BY-NC 4.0)

Merci à Franck Tiennebrunne et à l'équipe de l'Agence du Numérique pour l'invitation à LUDOVIA#BE, et au CSEM, qui animait la table ronde à laquelle j'ai ensuite participé.

Rapport de fabrication (qui a décidé quoi, ce qui a été vérifié)

Programmé pour le 23 octobre 2026 à 8 h 35. Signé et assumé par Damien Van Achter. Rédaction par Claude (Anthropic) dans Claude Code, sous le cadre éditorial FLTR.

En une phrase. La conférence, sa métaphore, sa structure en trois temps, l'essentiel de ses formules et tous les arbitrages viennent de l'auteur, au fil de deux sessions de travail. La machine a proposé des déclinaisons, vérifié les chiffres dans leurs sources primaires, cherché les photos, fabriqué les slides, puis rédigé l'article à partir des notes orateur de la version finale de la présentation, modifiée en dernier lieu par l'auteur.

Parcours

  • auteurLe 10 juillet, dans une première session, il choisit le titre et la structure de la conférence : la recette, le cuisinier, le convive, à partir de l'image de la recette qu'il avait utilisée sur RFI.
  • 16:45auteurLe 20 octobre, il reprend le dossier pour préparer la présentation : « je donne une conférence à Ludovia ».
  • machineErreur de la machine : une présentation complète produite d'un trait, sans validation intermédiaire, avec des exemples choisis pour être faciles à vérifier mais étrangers au terrain de l'auteur (indice composite des inscriptions scolaires, articles de règlements européens).
  • 17:03auteurIl rejette la présentation et demande de repartir de la session de juillet : « C'est vraiment n'importe quoi ton deck, ça ressemble à rien. ».
  • machineRelecture de la session de juillet, puis une métaphore filée sur les modèles de langage : bibliothèque d'entraînement, goûteurs, plan de travail.
  • 17:09auteurIl l'écarte : « Non, ça va pas, c'est beaucoup trop compliqué. Reprends la session de juillet. ».
  • 17:14auteurIl invente le vote d'ouverture et le fil rouge des deux plats : « qui est plus lasagne et qui est plus sushi ».
  • 17:18auteurIl refuse la chute « à l'école, qui compose le menu ? » et réoriente la fin vers ceux qui fournissent les algorithmes : « je n'aime pas la fin ».
  • 17:30auteurAprès avoir refusé les exemples de la machine qui sortaient de la cuisine (filtres de messagerie, machine à laver), il fixe la règle de construction : « on doit partir de la cuisine, et comparer avec le numérique ».
  • 17:31auteurIl cantonne l'école à la fin : « pas de comparaison avec l'école, jamais, sauf à la fin ».
  • 17:41auteurIl dicte le cœur de la démonstration : la recette, l'interprétation, le cuisinier qui anticipe, l'étoilé pour tous : « la recette, en version numérique, c'est le code informatique ».
  • 17:44auteurIl ajoute l'addition et ses coûts cachés : « qui paye l'addition quand c'est gratuit ».
  • 17:46auteurIl demande des chiffres et tranche la question de la concurrence : on parle d'un effet, pas d'une intention : « Oui, il faut un chiffre ou deux pour l'eau et l'énergie. ».
  • machineChiffres relus dans leurs sources primaires : rapport annuel 2025 de Meta déposé à la SEC, résumé du rapport de l'Agence internationale de l'énergie, rapport environnemental 2025 de Google.
  • 09:22auteurLe 21 octobre, il choisit un style mêlant photos et typographie : « je veux des vrais photos, pas générées par IA ! ».
  • machinePhotos cherchées sous licence libre (Wikimedia Commons, StockSnap, rawpixel), téléchargées avec l'accord de l'auteur, présentation fabriquée et contrôlée en image.
  • 10:19auteurIl demande quatre ajouts, dont la slide des rôles : « c'est l'algorithme qui applique la recette décidée par le restaurant ».
  • 10:26auteurSur sa propre version retouchée, il demande la transition vers les IA conversationnelles : « un chat conversationnel avec une IA, c'est comme si on dialoguait directement avec le cuisinier ».
  • auteurIl retouche encore la présentation, puis donne la conférence à Spa.
  • 16:49auteurCommande de l'article : « fais en un article sur FLTR ».
  • 16:54auteurIl fixe la consigne : rien sur la salle ni sur la table ronde, des remerciements, et : « le focus, c'est la métaphore cuisine-numérique, le but étant de faire de la pédagogie ».
  • machineArticle rédigé à partir des notes orateur de la version finale, slides intégrées en images, présentation complète en PDF, brouillon Ghost.
  • auteurIl réécrit lui-même le texte de la carte envoyée par courriel et demande une licence Creative Commons pour la présentation : attribution, pas d'usage commercial.
  • 17:21auteurIl retient la licence CC BY-NC 4.0 : « ajoute la licence sur la slide 19 et remplace le PDF ».
  • machineMention de la licence ajoutée à la dernière slide, PDF régénéré depuis la version finale de l'auteur et remplacé dans le brouillon.
  • 18:04auteurIl change le titre et l'image de une, ajoute l'étiquette Playground, et programme l'article : « article programmé ».
  • machineRelecture de la version programmée : corps du texte inchangé, pose finale de ce rapport.

Heures de l'auteur tirées du transcript de la session ; étapes de la machine sans heure quand aucune trace ne les date. Citations de l'auteur : ses mots, orthographe corrigée ; le texte tel qu'écrit s'affiche au survol.

Vérification

  • Meta : 196 175 millions de dollars de publicité sur 200 966 millions de revenus en 2025, lus dans le rapport annuel 10-K déposé à la SEC.
  • Agence internationale de l'énergie : 415 TWh consommés par les centres de données en 2024, environ 1,5 % de l'électricité mondiale, plus du double attendu en 2030 (environ 945 TWh), l'IA désignée comme premier moteur. Lu dans le résumé exécutif du rapport Energy and AI.
  • Google : 393,3 millions de gallons d'eau consommés en 2024 par le centre de données de Saint-Ghislain, soit environ 1,49 milliard de litres, lus dans le tableau par site du rapport environnemental 2025. Le rapport ne distingue pas la part de l'IA.
  • Programme de LUDOVIA#BE relu sur le site du festival : conférence le 21 octobre de 13 h 30 à 14 h, salle Deauville, suivie de la table ronde du CSEM.
  • Erreur de la machine : les notes orateur situaient Saint-Ghislain « à une heure » de Spa, alors que la route prend plutôt entre une heure trente et une heure quarante-cinq. La mention n'est pas dans l'article.

Choix et limites

  • Rien sur la salle ni sur la table ronde, à la demande de l'auteur.
  • Les effets sur l'emploi sont présentés comme l'analyse de l'auteur, sans chiffre.
  • La consommation des modèles d'IA entre eux reste dite en relatif : un modèle plus petit fait moins de calculs.
  • Écartés de la présentation : l'indice composite des inscriptions scolaires, les articles du DSA et de l'AI Act, les filtres de messagerie, la machine à laver, la métaphore filée des modèles de langage.
  • L'article cite Claude et Anthropic, qui ont servi à le fabriquer. Le texte le dit.
  • Présentation diffusée sous licence CC BY-NC 4.0, à la demande de l'auteur. Les photos gardent leur propre licence.

Cadre

Charte éditoriale, grille d'analyse, règles de vérification et interdits de style écrits par l'auteur et appliqués à chaque session.

Pièces

Session de juillet, transcripts horodatés des sessions des 20 et 21 octobre, versions successives de la présentation, brouillon, dépôt versionné. Aucun horodatage par un tiers : ces pièces sont crédibles, pas opposables.

À votre jugement

Ce rapport montre qui a décidé quoi, pas si ces décisions étaient bonnes. La métaphore du cuisinier qui « goûte » prête-t-elle trop d'intention à un calcul statistique ? Le chiffre de Saint-Ghislain, sans la part de l'IA, suffit-il à parler de la facture de l'IA ?

Rapport établi le 21 octobre 2026.